La rémunération des inventeurs : obligations légales et enjeux financiers
Négliger la politique de rétribution de vos équipes R&D expose votre organisation à un risque juridique majeur et financier immédiat. La propriété intellectuelle ne se limite pas à la défense de vos titres face à la concurrence ; elle implique une gestion rigoureuse des droits de ceux qui créent cette valeur : vos salariés. Le Code de la propriété intellectuelle impose des règles strictes concernant la rémunération des inventeurs. L’absence de conformité à ces obligations peut entraîner des contentieux lourds devant la Commission nationale des inventions de salariés (CNIS) ou les tribunaux judiciaires, transformant un actif stratégique en passif toxique. Maîtriser ces mécanismes est donc un impératif de gestion. PI Motion vous présente les règles à respecter en la matière.

I – Le cadre légal impératif des inventions de salariés
La question de la rémunération d’une invention salariée est souvent traitée tardivement par les entreprises, parfois une fois le conflit né. Pourtant, la loi française est claire : le transfert de propriété de l’invention du salarié vers l’employeur s’accompagne nécessairement d’une contrepartie financière. Ne pas anticiper ces flux financiers revient à s’exposer à des réclamations rétroactives pouvant grever lourdement votre budget R&D.
Le régime juridique français, défini par l’article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle, distingue strictement trois catégories d’inventions. Cette classification détermine directement si l’employeur doit verser une rémunération supplémentaire ou un « juste prix ». Une erreur de qualification à ce stade compromet toute la chaîne de droits.
1) L’invention de mission : la rémunération supplémentaire
Une invention est qualifiée de « mission » lorsqu’elle est réalisée par un salarié dans l’exécution de son contrat de travail comportant une mission inventive qui correspond à ses fonctions effectives, ou d’études et de recherches qui lui sont explicitement confiées.
C’est par exemple le cas d’un ingénieur de recherche qui, dans le cadre de ses activités normales, imagine une innovation brevetable.
Dans ce cas précis, l’invention appartient automatiquement à l’employeur. Le salarié ne peut en revendiquer la propriété. En contrepartie, le salarié doit percevoir une rémunération supplémentaire. Cette obligation est d’ordre public : aucune clause contractuelle ne peut priver le salarié de ce droit. Les conventions collectives ou les accords d’entreprise peuvent en préciser les modalités de calcul. Si vous omettez ce versement, vous créez une dette sociale latente au sein de votre structure.
2) L’invention hors mission attribuable : le mécanisme du « juste prix »
Si l’invention est réalisée par le salarié en dehors de sa mission explicite, mais qu’elle présente un lien avec l’entreprise (soit parce qu’elle entre dans le domaine d’activité de l’entreprise, soit parce qu’elle a été faite avec les moyens, les données ou les connaissances de l’entreprise), elle est qualifiée d’invention « hors mission attribuable ».
C’est par exemple le cas de l’expert-comptable d’une société qui imaginerait une innovation brevetable utile à son employeur.
L’invention appartient initialement au salarié. Toutefois, l’employeur dispose d’un droit d’option pour se faire attribuer la propriété ou la jouissance de tout ou partie des droits. Si l’employeur exerce ce droit, il doit verser au salarié un « juste prix ». Ce montant correspond à la valeur de l’invention et peut être bien supérieur à une simple prime forfaitaire. L’absence d’accord sur ce prix conduit inévitablement à un contentieux coûteux.
3) L’invention hors mission non attribuable
Cette catégorie regroupe les inventions réalisées par le salarié sans aucun lien avec ses fonctions ni avec les moyens de l’entreprise. L’invention appartient exclusivement au salarié qui est libre de la breveter ou de l’exploiter à son compte. L’entreprise ne verse aucune rémunération mais perd surtout toute opportunité d’exploiter cette innovation, risquant même de voir cette technologie partir à la concurrence.
C’est par exemple le cas de n’importe quel salarié qui, en dehors des heures de bureaux, sans utiliser les ressources techniques de son employeur imaginerait une innovation brevetable.
II – Calcul de la rémunération de l’inventeur : méthodes et bonnes pratiques
Faute de méthode de calcul imposée par la loi pour le montant exact, l’entreprise doit définir une politique claire. L’incertitude sur le mode de calcul est le premier facteur de litige.
1) Le système du forfait de rémunération d’un inventeur
De nombreuses entreprises optent pour un système de primes forfaitaires versées à des étapes clés : au moment de la déclaration d’invention, au dépôt du brevet, ou à la délivrance du titre PI. Ce système a l’avantage de la simplicité administrative et de la prévisibilité budgétaire.
Cependant, le forfait rémunérant l’inventeur doit être significatif. Si l’invention connaît un succès commercial exceptionnel, le juge peut estimer que le forfait est dérisoire et condamner l’entreprise à verser une rémunération complémentaire (article L. 611-7 CPI).
2) Le système proportionnel
D’autres structures, notamment pour les inventions hors mission attribuables (« juste prix »), privilégient une rémunération proportionnelle aux retombées économiques (pourcentage sur les ventes ou sur les royalties perçues en cas de licence).
Bien que plus équitable en apparence, ce système est complexe à gérer : il impose de suivre précisément le chiffre d’affaires généré par chaque invention brevetée pendant toute la durée d’exploitation. Ne pas disposer d’outils de suivi financier précis expose l’entreprise à des erreurs de calcul et à des audits douloureux.
3) L’importance de l’accord d’entreprise
Pour sécuriser ces pratiques, il est vivement recommandé de formaliser les règles de rémunération des inventeurs salariés dans un accord d’entreprise ou une annexe au contrat de travail. Cet accord doit être connu de tous les salariés. L’absence de transparence sur les règles de calcul est souvent interprétée par les tribunaux en défaveur de l’employeur.
III – Comment calculer la rémunération supplémentaire ? (cas particuliers et vide juridique)
Au-delà des méthodes de calcul classiques, il est impératif de se référer au cadre conventionnel de votre secteur d’activité.
1) Que disent les conventions collectives ? (Focus métallurgie & Syntec)
Avant de définir une politique interne, l’entreprise doit impérativement consulter sa convention collective. Certaines imposent des modes de calculs précis. Focus sur deux secteurs majeurs à titre d’exemples :
- Convention de la métallurgie :
Elle est souvent citée en référence. Elle privilégie généralement un système forfaitaire mais encadre strictement les montants et les étapes de versement. - Convention Syntec :
Elle concerne les bureaux d’études techniques. Elle peut prévoir des dispositions spécifiques qui lient la rémunération à l’exploitation effective de l’invention. Ignorer ces textes expose l’entreprise à un rattrapage automatique en cas de contrôle ou de litige.
2) Le cas spécifique des entreprises sans accord d’entreprise
Si votre entreprise ne dispose ni d’accord collectif, ni de précisions dans le contrat de travail, le vide juridique ne dispense pas de l’obligation de paiement. Dans ce cas, la rémunération des inventeurs est fixée selon les usages en vigueur dans la branche professionnelle ou, à défaut, par le juge. Pour éviter l’incertitude d’une fixation judiciaire (souvent plus onéreuse), il est vivement conseillé de mettre en place une politique de rémunération unilatérale, claire et diffusée à tous les salariés, définissant les montants forfaitaires alloués à chaque étape du brevet (dépôt, délivrance, extension).
IV – La distinction cruciale entre brevet et logiciel
La nature de la création technique influence radicalement le régime de rémunération. Il est dangereux d’appliquer les règles des brevets aux créations logicielles sans discernement.
1) Le régime spécifique des logiciels en matière de rémunération des inventeurs
Contrairement aux inventions brevetables, les logiciels créés par des employés dans l’exercice de leurs fonctions appartiennent en principe à l’employeur, sans que la loi n’impose le versement d’une rémunération supplémentaire, sauf disposition statutaire ou conventionnelle plus favorable.
L’employeur est investi des droits patrimoniaux dès la création. L’employé ne conserve pas de droit de repentir ni de retrait. Cependant, il convient de vérifier scrupuleusement votre convention collective. Certaines conventions (comme celle de la métallurgie) peuvent prévoir des gratifications spécifiques. Ne pas vérifier ce point expose l’entreprise à des rappels de salaires.
2) Le cas particulier des agents publics « inventeurs »
La situation diffère pour les fonctionnaires et agents publics. Un décret spécifique (n° 96-858 du 2 octobre 1996) prévoit un intéressement pour les agents ayant créé un logiciel, notamment lorsque l’exploitation de ce logiciel génère des produits pour l’organisme public. Le Conseil d’État a confirmé que cet intéressement est dû même si le logiciel n’est pas commercialisé directement, mais sert à exploiter une base de données commercialisée. Les organismes publics doivent donc provisionner ces sommes pour éviter un contentieux administratif.
V – Procédures de déclaration d’invention et gestion des délais
Le point de départ de tout processus de rémunération est la déclaration d’invention. C’est un document juridique, non une simple formalité administrative. Une bonne gestion de la PI impose de surveiller non seulement les dates de dépôt de brevet, mais aussi les dates limites pour agir en justice.
1) L’obligation de déclaration du salarié
Tout salarié auteur d’une invention (qu’elle soit de mission ou hors mission) a l’obligation légale d’en informer son employeur. Cette déclaration permet de définir le classement de l’invention (mission ou hors mission).
Pour l’entreprise, ne pas mettre en place de procédure formalisée de recueil de ces déclarations est une faute de gestion. Sans déclaration datée et signée, vous ne pouvez prouver la date à laquelle vous avez eu connaissance de l’invention, ce qui peut bloquer l’exercice de votre droit d’attribution pour les inventions hors mission (le délai pour exercer ce droit est limité).
2) La détermination des quotes-parts d’inventeurs (rémunération partagée)
Lorsque plusieurs salariés sont impliqués, vous devez déterminer la contribution de chacun. Cette étape est critique pour calculer la rémunération individuelle de chaque co-inventeur. L’utilisation de cahiers de laboratoire numérotés et signés est le moyen le plus sûr pour tracer les apports intellectuels respectifs. Une mauvaise répartition initiale crée des conflits internes qui peuvent paralyser vos équipes R&D et mener à des contestations judiciaires sur la paternité de l’invention.
3) La prescription de l’action en rémunération de l’inventeur
Le droit du salarié inventeur à réclamer sa rémunération supplémentaire n’est pas éternel. Depuis les réformes récentes, le délai de prescription pour une action en paiement de la rémunération supplémentaire (considérée comme une créance de nature salariale) est de 3 ans. Ce délai court à partir du moment où le salarié a eu connaissance (ou aurait dû avoir connaissance) des faits lui permettant d’exercer son droit, c’est-à-dire généralement au moment où l’invention est brevetée ou exploitée et que les primes correspondantes auraient dû être versées.
VI – Litiges sur la rémunération de l’invention : quels recours en cas de désaccord ?
Le dialogue est la clé, mais des structures existent pour arbitrer les conflits sur la valeur d’une invention ou son classement (mission/hors mission).
1) La Commission nationale des inventions de salariés (CNIS)
Avant d’aller au tribunal, il existe un organisme paritaire unique : la CNIS. Elle peut être saisie par le salarié ou l’employeur pour tenter une conciliation.
Elle est compétente pour trancher les litiges sur :
- Le classement de l’invention (mission vs hors mission).
- Le montant de la rémunération de l’inventeur ou du « juste prix ». Son avis n’est pas contraignant (sauf accord des parties), mais il est souvent suivi par les juges en cas de contentieux ultérieur.
2) Le rôle du Tribunal Judiciaire
Si la conciliation échoue, le litige relève de la compétence exclusive du Tribunal Judiciaire (et non du Conseil des Prud’hommes, sauf exceptions très rares liées au contrat de travail pur). Le juge tranchera le montant final en s’appuyant souvent sur des expertises financières pour évaluer l’apport économique de l’invention à l’entreprise.
VII – Gestion administrative de la rémunération des inventeurs avec PI Motion
Gérer manuellement les déclarations d’invention, les dates butoirs de classement, les quotes-parts de co-inventeurs et les échéances de paiement des primes aux inventeurs est une source d’erreur majeure, surtout lorsque le portefeuille de brevets s’étoffe.
1) Centralisation et calcul automatisé
La solution logicielle PI Planner de PI Motion intègre des fonctionnalités dédiées à la gestion des inventeurs. L’outil permet d’associer des inventeurs à chaque famille de brevets et de définir précisément les quotes-parts de chacun.
Cette centralisation évite la dispersion des informations dans des fichiers Excel non sécurisés et garantit que chaque inventeur est correctement rattaché aux titres PI correspondants. Vous sécurisez ainsi la base de calcul des rémunérations qui leur sont dues.
2) Traçabilité des déclarations d’invention
Le logiciel PI Planner permet également de gérer le flux des déclarations d’invention. Vous pouvez enregistrer les déclarations, y rattacher la documentation technique et suivre leur statut (projet, validé, dépôt en cours).
Cette traçabilité est essentielle pour prouver, en cas de litige, que l’entreprise a respecté les délais légaux de classement et de paiement des rémunérations aux inventeurs. Utiliser un outil dédié et performant transforme une contrainte légale en un processus fluide et auditable.
VIII – Avantages fiscaux et sociaux : transformer la dépense en investissement
La rémunération des inventeurs ne doit pas être vue uniquement comme une charge. Le législateur a prévu des dispositifs fiscaux qui allègent considérablement le coût pour l’entreprise, à condition de respecter le formalisme requis.
1) Éligibilité au Crédit Impôt Recherche (CIR)
Les rémunérations et « justes prix » versés aux salariés auteurs d’une invention résultant d’opérations de recherche sont explicitement éligibles au Crédit Impôt Recherche (CIR). Cela signifie qu’une partie significative des sommes versées aux inventeurs peut être récupérée sous forme de crédit d’impôt.
Pour en bénéficier, il faut être capable d’isoler comptablement ces primes et de prouver leur lien direct avec des activités de R&D éligibles. Ne pas structurer ces paiements correctement revient à perdre une opportunité de financement public direct.
2) Cotisations sociales sur les rémunérations d’inventions
Les rémunérations versées au titre de l’invention de mission sont considérées comme du salaire et sont soumises à cotisations sociales. En revanche, le régime fiscal et social peut être optimisé, notamment via des dispositifs d’épargne salariale ou d’actionnariat salarié, pour aligner les intérêts des inventeurs avec ceux de l’entreprise sur le long terme. Une ingénierie salariale précise est requise pour ne pas payer de charges inutiles tout en motivant les équipes.
IX – En résumé, la rémunération des inventeurs obéit à des règles strictes
La rémunération des inventeurs est la clé de voûte de la validité de vos actifs de propriété industrielle. Identifiez systématiquement la catégorie de l’invention (mission ou hors mission).
- Formalisez les déclarations d’invention pour faire courir les délais légaux.
- Calculez les primes ou le juste prix selon des règles transparentes et écrites (accord d’entreprise).
- Optimisez le coût de ces rémunérations versées aux inventeurs en les intégrant à l’assiette de votre Crédit Impôt Recherche.
- Equipez-vous d’outils de gestion performants comme le logiciel PI Planner pour tracer les contributions et automatiser les suivis.
Vous voulez optimiser la gestion de la rémunération des inventeurs ?
Passez à l’action.
Ne laissez pas une gestion administrative défaillante mettre en péril vos brevets et votre climat social. Pour structurer efficacement votre politique de rémunération inventeur et la gestion de vos titres PI :
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FAQ : La rémunération des inventeurs
Est-il obligatoire de verser une prime à un salarié pour une invention de mission ?
Oui. La convention collective, l’accord d’entreprise ou le contrat de travail doit prévoir les conditions de cette rémunération supplémentaire. Le salarié ne peut pas renoncer à ce droit par avance.
Quelle est la différence entre rémunération supplémentaire et juste prix ?
La « rémunération supplémentaire » concerne les inventions de mission (faites dans le cadre du travail). Le « juste prix » concerne les inventions hors mission attribuables (faites en dehors de la mission mais avec un lien avec l’entreprise) que l’employeur décide d’acquérir.
Comment est calculé le montant de la rémunération ?
La loi ne fixe pas de montant. Il est généralement défini par accord d’entreprise (forfait ou proportionnel). Cependant, le montant doit être en rapport avec la valeur de l’invention. En cas de désaccord, la Commission nationale des inventions de salariés (CNIS) ou le tribunal judiciaire peut être saisi pour fixer le montant.
Un développeur de logiciel a-t-il droit à une rémunération supplémentaire ?
En principe, non. Sauf disposition conventionnelle plus favorable, les logiciels créés par des salariés dans l’exercice de leurs fonctions appartiennent à l’employeur sans rémunération supplémentaire obligatoire, contrairement aux inventions brevetables.
Peut-on inclure les primes d’invention dans le Crédit Impôt Recherche (CIR) ?
Oui. Les rémunérations et justes prix versés aux salariés auteurs d’inventions résultant d’opérations de recherche sont des dépenses éligibles au CIR, ainsi que les charges sociales afférentes.
Que se passe-t-il si l’inventeur quitte l’entreprise avant la délivrance du brevet ?
Le départ du salarié ne le prive pas de son droit à rémunération supplémentaire pour les inventions réalisées pendant son contrat. L’entreprise doit maintenir le contact pour verser les sommes dues, sous peine de contentieux prud’homal ou civil ultérieur.
Que se passe-t-il si l’inventeur quitte l’entreprise ?
Le départ du salarié n’éteint pas son droit à rémunération. Si l’invention a été réalisée pendant la durée du contrat de travail, l’entreprise doit continuer à verser les primes dues (notamment si un système de prime à l’exploitation ou à la délivrance du brevet est en place), même des années après le départ du salarié. L’employeur doit donc conserver les coordonnées de l’inventeur pour assurer ces versements et éviter un contentieux tardif.
La rémunération est-elle imposable ? (cotisations sociales vs fiscalité)
Oui, mais le régime diffère selon la catégorie.
- Invention de mission : La « rémunération supplémentaire » a la nature d’un salaire. Elle est soumise à l’intégralité des cotisations sociales (patronales et salariales) et à l’impôt sur le revenu (traitements et salaires).
- Invention hors mission attribuable : Le « juste prix » est considéré comme le prix de vente d’un bien. Il n’est pas soumis aux cotisations sociales (sauf CSG/CRDS) et peut bénéficier, sous conditions, d’un régime fiscal plus favorable (plus-values de cession de biens meubles).
Un stagiaire a-t-il droit à une rémunération d’inventeur ?
En principe, non. Le régime des inventions de salariés (article L611-7 CPI) s’applique aux personnes liées par un contrat de travail. Le stagiaire n’étant pas salarié, l’invention lui appartient, sauf si une clause de cession de droits a été signée ou si le règlement du laboratoire d’accueil (notamment public) prévoit une dévolution automatique. Dans l’affaire Puech c/ CNRS, il a été jugé que le stagiaire restait propriétaire de son invention en l’absence de contrat spécifique valide. Il est donc crucial pour l’entreprise de faire signer un accord de cession de droits spécifique aux stagiaires avant le début de leur mission.